Non, je ne veux pas réduire mon écriture aux drames de mon enfance, drames tranquilles, drames atroces, c'est bien plutôt une nappe de mots et d'images, comme un océan volubile, qui stagne au-dessus de mes jours, de mon âge. je ne cherche pas non plus à peindre l'ensemble de mon existence, pas de biographie, il s'agit de saisir de minuscules
Dilberman
Dilberman
Ses blogs
écrits du sous-sol 地階から
Confiné dans mon sous-sol depuis mai 2014, j'ai une pensée pour tous les novices du confinement! Mais comme j'ai dit souvent, tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre...
Henri Dilberman
Dilberman
Articles :
742
Depuis :
06/05/2014
Categorie :
Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Canicule: poème de l'été, le ciel comme une balle de revolver
Canicule le ciel traversait nos maisons nos cervelles et nos vies comme une balle de revolver, le ciel traversait nos villes comme l'amour le coeur des filles. nos maisons étaient bleues vastes et vides... pleines pourtant de lumière. lumière... ainsi qu'un son hagard qui ne veut rien dire, une dictée bizarre de folie, de hasard - ça et là ou
Eurydice de la nuit, et de mes étés, tu me disais alors que tu ne m'aimais guère - et une fois encore je ne te croyais point... et tandis que tu dors à mes côtés, je te cherche, toi l'absente de tous mes rêves ; je te cherche, une lanterne à la main, verte comme il se doit, dans tous les labyrinthes surtout ceux de ma cervelle... car en rê
Des épicycles, de l'entropie et de la politique les expressions mathématico-logiques des phénomènes physiques semblent nous éloigner à jamais de la réalité, nous condamner à des algorithmes puissants mais abstraits, aveugles. swift et ses mathématiciens de laputa: aucune science n'est plus éloignée de la politique que les mathématiques
Poème sans muguet, poème du mois de mai, du joli mois de mai poème du moi de mai, du joli mois de mai, sans fruits sans fleurs et sans muguet cueillir des brins de mots, quelques brins de mots poussés d'un être silencieux et qui tintent ainsi que des clochettes dans l'air frais d'un pieux matin un matin pieux et herbeux, ô clarines des prés
Linterprétation, en sciences ou en traduction, passe pour une activité plutôt pénible. la contemplation se fait alors théorie. elle peut dégénérer en une activité débridée de l’imagination, mais précisément pour cette raison, l’interprète doit se contraindre, se limiter, par quelque méthode. c’est donc un travail, et non un jeu
La notion de matière de la langue, tissu amorphe chez saussure, fermentation enchevêtrée de pensée chez humboldt, m'a toujours arrêté, surtout chez humboldt. le mot et le sens en jaillissent-ils, ou bien au contraire la langue met-elle en ordre de marche ce chaos quasi-quantique? voici ce qu'écrit proust: "si dieu le père avait créé les c
J'ai assisté, il y a bien longtemps, à un cours de magie: c'était la démonstration du principe du calcul intégral, en terminale. d'abord on additionne sur le mode de la fiction pure (de la limite) une infinité de segments, somme impossible multipliée par zéro, je veux dire epsilon, et c'est censé vous donner une aire! comme si ça ne suffi
Ici, il ne gèle pas, surtout pas à se fendre la poire. oui, c'est un soir torride qui ne ressemble à rien de connu, un soir à se dire bonsoir, bonsoir bonjour belles fenêtres ouvertes sur un ciel blanc, je le regarde dans le blanc de ses oeufs, comment dit-on dans la langue de la douleur, de ta douleur ? je sais, chauffé à blanc. vivre oui,
30 juin 2017 je marche, chaque pas est aussi nécessaire qu'ennuyeux, aussi ennuyeux que nécessaire. mais voici que j'accompagne le mouvement nécessaire d'un geste sans nécessité, un geste régulier et joyeux, par exemple un hochement de la tête, une danse perpendiculaire pour ainsi dire à la danse nécessaire. ce jeu, c'est l'art. je puis ch