S'installer au cœur tremblant de «soi-même». là où justement il n'y a peut-être plus de «soi-même», mais une étendue sauvage qui invite à l'aventure de la vie. s'installer en nomade. ou en vagabond.cela peut-il se faire à deux? ce «vide» peut-il être partagé? la fidélité «à soi» s'accommode-t-elle de la fidélité à l'autre?
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L'air du large, là dehors
- Regarde!
- Quoi?
- Le large!
- Mais il n'y a rien?
- C'est ça qui est beau. C'est ça que j'aime.
erredularge
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23/03/2010
Categorie :
Littérature, BD & Poésie
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Ne plus rester sans écrire.si ce qui tremble en moi, et peut-être, parfois, brille, en tout cas aspire à se déployer, libre – si cela ne peut pas passer dans une forme de création, ça finira par me rendre malade. la fragilité inemployée (mais le mot est laid) s'use et m'use de l'intérieur. quelque chose, toujours, appelle au large. et ex
Qui nourrira encore ceux que berce et désirela scansion profonde du grand large ?si nous n’y pourvoyons nous-mêmesil n’y aura plus de foison ardente.les herbes séchées seront des plumes tombées de l’aile,etendards déchirés, inutiles à tous les icare.seuls les mots que nous saurons direferont lever le vent, feront gonfler l’oraged’
S'exposer à la fragilité qui tremble en chacun de nous. contre l'assurance arrogante de l'intellectuel qui a de toute façon tout compris. mais aussi contre l'assurance imbécile de celui (ça peut être le même…) qui croit avoir compris qu'il n'y avait rien à comprendre. c'est vrai qu'il n'y a rien à comprendre – mais cela, nous ne pouvon
Ulysse essayait désespérément de rentrer chez lui.mais le vrai problème est plutôt: comment partir de chez soi?abraham, lui, partait pour la terre promise.n'aller nulle part, pourtant, est autrement difficile… les ailleurs nous charment, patrie perdue ou promise. mais c'est dans ce charme que l'ailleurs de notre ici se dérobe toujours – e
L'illusion la plus dangereuse, la plus séduisante, la plus inévitable peut-être, c'est de croire qu'on peut échapper à sa solitude dans l'amour. l'amour est un partage: deux être seuls qui partagent leur solitude. l'un offre l'asile de la sienne à l'autre, et l'autre accueille la solitude offerte, exposée, risquée, et en prend soin comme d
Le vent était tombé. ça n'arrivait pas souvent.ces derniers jours, les réponses qu'il portait (mais à quelles questions? qui posait encore des questions?) n'avaient été que les cendres, encore brûlantes, de l'incendie qui maintenant peu à peu s'éteignait. auparavant, c'était la plupart du temps un vent de sable, chargé des poussières d
Un bréviairedans la tempête bleue des rivages escamotésréciter les litanies de l'orageentonner le psaume de l'horizon affaibliannoncé par l'antienne de la houlequi vacillaitdans les refrains du gouffre jaune et grismais va plus vaste désormaisplus pleinecomme le ventre d'une mèremais plus vide aussi, plus libreheureuse du vent sur le sein de
«le commerce l'environne de sa haute écume» (moby dick) cette activité grandiose et dérisoire déployée par les hommes pour faire voyager le fruit de leur travail, ou déplacer les matériaux qui satisferont leurs besoins – son arène est le port de commerce.monde de démesure, où ce que les hommes ont construit n'est plus à leur échelle
–regarde!– quoi?– le large!– mais il n'y a rien?– c'est ça qui est beau. c'est ça que j'aime.