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DiegoCosta

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L’étranger

Quoi faire avant qu’il rentre par cette porte et dise qu’il m’adore et qu’il va changer toute ma vie dans une demi-heure.
DiegoCosta DiegoCosta
Articles : 17
Depuis : 01/02/2006
Categorie : Lifestyle

Articles à découvrir

Même chambre, étage différent

Quand je suis retourné avec sa bière et il m’a remercié comme on remercie une vendeuse, je lui ai demandé : -est-ce qu’on peut parler ? -vas-y. on parle pas ? - non, on parle pas. - t’es fâché, il a dit, comme si ça j’aurais pas le droit. - fâché n’est pas le mot. (ici j’aurais voulu dire désespéré mais…) je suis frustré.

Hotel prélude, encore une fois

Peut-être pas par hasard, il a fallu qu’on revienne ici pour fermer le cercle. ce bâtiment avec des espèces de demi étages où l’ascenseur s’arrête pour nous offrir des escaliers à monter ou à descendre. comme s’il essayait de nous dire que même si on choisit des systèmes mécaniques pour nous déplacer d’un étage à un autre, i

Barbés

J’avais déjà l’habitude de ne rien lui dire et de ne rien écouter dans le métro. c’était toujours comme ça, ce mutisme social. moi, je lis mes livres ; lui, il écoute mes chansons. des fois, quand il n’y a plus de pile, il regarde les images de mes magazines. il traite dédaigneusement ces trucs là : les mots. « moi, je peux te rac

"t"

On se traîne jusqu'à la rue mouffetard, où on achète la meilleure glace du monde, un parfum qui commence avec la lettre « t » et sonne italien. et ou on écoute des américains parler de ce qu’ils ont acheté, des choses. ils sont intelligents, les américains, ils savent très bien se cacher de ce qui fait mal, de la traîtrise des choses

Brasserie devant restaurant gigi

Mais cet après-midi, il ne faisait même pas d’efforts pour me convaincre qu’il avait encore besoin de moi. de ma peau, de mes rappels, de mes visites, de mon argent, de mes oreilles. de la garantie de ma présence. la douceur manquait à ses yeux. la douceur protectrice, animalesque d’avant. la douceur bête et infantile de quand on rêve e

Metro rome

Je rentre dans l’hôtel et il me suit. parce qu’il n’a pas de choix. et parce qu’il sait que ses profits n’annulent pas les miens. dans l’ascenseur, je sens sa froideur d’homme éloigné, mais trop lâche pour l’admettre (ou peut-être trop inutilement effrayé de faire du mal aux autres). c’était dans l’agoraphobie des ascense

Rue monge

On cherche un café, on prend le métro, on dit non aux gens, on fait attention à nos sacs. on s’ennuie. quoi d’autre à faire à paris? s’ennuyer de la distance entre le soi et les autres, boire du café jusqu'à la dernière pièce, acheter des cartes oranges, esquiver les américains, chercher des distributeurs, se demander vers où on es

Rue mouffetard

Je me sens au bout d’une transformation irréversible. je commence à devenir cette femme polonaise et idiote du métro, qui aime selon l’intensité du vide qui vient de l’autre ; la femme qui s’échappe seulement quand elle est déjà descendue trop bas. la femme capable pas de tuer, mais de mourir pour quelqu’un qui la hait, mais qui la

Boulevard magenta

Toujours le même rituel : je finis mon café avant qu’il finisse sa bière, je fais semblant de ne pas écouter de quoi ils parlent, je cherche des écrans de télé à regarder, des petits annonces à lire, les gens à observer. même la rosée de la bouteille de bière à étudier, suivre une goutte qui glisse sans la moindre réflexion vers l

St. michel

On passe par un kiosk de presse. je tue mon désir d’acheter un magazine littéraire lorsque je me souviens tous les autres qui j’ai acheté la dernière fois et qui n’ont pas encore été lus. ou broutés. mais qui sont bien gardés, comme des petits tickets de métro de l’été dernier. au cas où une pulsion absolue d’élaborer un jour