Ludela
Ludela
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Depuis :
31/01/2009
Categorie :
Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Des idées en retard, accrochées à la longue traîne d'une robe du soir, se remplissent du sable de la plage qui défile sous elle. les jambes de celles parant en marge sont blanches, leurs airs modestement concernés, discrètement consternés, se dissimulent partiellement sous leurs chapeaux de nacre. trois, doucement elles nous ferment les yeu
Un projet d'avenir : vomir.
La porte de la chambre reste entrouverte, au cas où. hors du corps sur mesure des murmures, des intonations pointent en lances les étages les plus hauts, et les plus bas, en décalage permanent elles ravalent leur chique, et involontairement glissent vers l'intérieur sous le bois poreux.allongé, le garçon utilise ses yeux pour ramasser les vie
La terre s'est vidée de ses sanctuaires. sur les boulevards où la cendre vole, vagabondent nos carcasses qui cherchent devant eux le répit. rien ne s'arrête plus. le conducteur du train, hystérique, passe sa tête immonde par le trou qu'a laissée la vitre brisée, et hurle d'un cri qui lui fend toute la hauteur des joues. le dernier wagon tir
Allers, et retours, entre des lieux, entre des perspectives.d'énormes bloc irréguliers de grès sont couchés à intervalles variables sur chacune des voies. nous ne savons qu'être assommés, l'air ignorant, nous bégayons qu'il faut jouer, danser, que l'on serait surpris de descendre un peu plus dans la vallée.de l'œil, j'interroge mes sœurs
Je ne me remets de rien. je ne fais pas partie de ceux dont on dit que la dureté de leur vie les a façonnés, endurcis, jusqu'à un détachement des plus nobles, jusqu'à cette sorte d'humilité propre à ceux qui ont été précocement poussés à tout relativiser. a l'opposé, moi, vivre m'effraie. quand je dis « ce n'est pas grave », ou quan
Dans un temps avancé où on expire pour rejeter, l'instant privé et fugitif où l'on y songe, plus loin, dérobé du contact avec la peau, récupérant l'espace autour de soi qui permet de réfléchir au gramme près, l'oubli surgit. le visage s'abaisse, caricaturant les traits qu'il anticipe. comme elles tournent, et sourient, perlées en goutte
Les nommables se gonflent d'une odeur de moisi, diffuse, ou par moment aux abois ; les particularités de rires, de lèvres, s'érodent en copeaux de fer, entaillant les pensées qui s'y serrent. les seuls horizons sont le reflet inversé de passés lancinants, et mélangés.seuls, torses nus face au miroir, nos propres poids nous poussent à nous
Les enfants, années après années, les uns après les autres, ont projeté sur la tapisserie leur croissance à l'encre orange et bleue fluo. de bas en haut, ballon rempli d'hélium, chronophotographie du temps qui s'élève en place d'écoulement.deux-mille-trois : un mètre quarante-six.(il me faudra de bien hauts murs si, finalement, je décid
Prétendre à vau-l'eau que nous n'étions pas là pour les mêmes raisons, se retirer à reculons et attirer l'autre vers le cœur délogé aux miasmes du malentendu. un lien se tend, les corps cherchent à s'éloigner, les raccords avec le sommeil s'amollissent ; on mesure les distances à partir du point d'arrivée. « je dois partir »évidemme