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la boite aux secrets
les souvenirs meritent d'etre parfois racontés , anecdotes et secrets d'enfance couchés sur le papier . Pour que notre memoire de famille ne s'efface pas voici ces quelques pages ..
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02/11/2010
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Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Les 4 hommes du quartier, mobilisés, partir le même jour. d’un commun accord les femmes ne les accompagnèrent pas à la gare, afin de rendre les aurevoir moins déchirant. ninon ne pleura pas devant les enfants, c’est le soir, lorsque yann se coucha qu’il entendit sangloter sa mère. il se dit que l’attente du retour allait être bien lo
En mai 40 la jeune femme appris que son frère jean était prisonnier en allemagne. il avait été blessé à la tete et avait été opéré dans la région de fribourg . son état n’était pas alarmant .il avait été placé dans une famille d’agriculteurs allemands. les hommes manquaient aussi, la bas, pour les travaux de ferme. la mère de n
A partir de ce jour yann ne considéra plus jules de la meme façon.il le craignait davantage et restait davantage sur la réserve. un dimanche de janvier 43 marie vint rendre visite à ninon à l’heure du café . elle si gourmande se désolait de ne pas amener de gâteau mais la ration de farine était si maigre qu’elle la conservait pour se f
La rentrée des classes fut morose, bien que yann ait de nouveaux copains il sentait une atmosphère pesante à la maison et dans le quartier. de grandes affiches étaient placardées sur les murs des bâtiments et parlaient de mobilisation générale. jules n’avait pas encore reçu sa lettre. chaque matin ninon se précipitait à la rencontre du
Soudain la porte de la classe s’ouvrit brusquement. le directeur de l’école devançait deux hommes en imper de cuir noir et borsalino enfoncé sur le crane. le directeur baissait la tête et l’instant était trop lourd pour qu’il puisse avoir le courage de regarder mr levy. « mr levy, suivez nous » dit d’un ton glacial l’un des deux
La ferme des chabert était bien chauffée, ils furent soulagés de se mettre à l’abris. une grosse marmite attendait sur la cuisinière. ninon pouvait être sur qu’ils ne mourraient pas de faim. le grand père avait un grand potager ainsi que des poules et des lapins. chaque année il tuait le cochon avec leurs amis et organisait une fête av
Les jours suivant yann avait moins de courage pour se rendre à l’école. les classes avaient été réaménagées et il se retrouvait dans la classe d’un maitre très sévère et farfelu. le moindre prétexte était l’objet de punitions et de brimades devant les copains. un matin, machinalement, yann prit son cartable posé contre l’escali
Alors que charles trenet fredonnait « ya d’la joie », l’ambiance à la maison était triste. yann n’osait rien dire, sentant sa mère préoccupée il n’osait pas sortir s’amuser avec les copains. lors de la récréation, les gosses jouaient comme d’habitude, mais sur le chemin de l’école, mimile et la bande savaient que leur père
« jules !! » hurla ninon en se levant brusquement de sa chaise. les parents avaient à peine eu le temps de relever la tête de leur assiette de soupe et yann regardait sa mère se précipiter vers jules, tellement emmitouflé qu’il ne l’avait pas reconnu. ninon n’arrivait pas à reprendre ses esprits .trois semaines sans nouvelles et son m
Marius allait voir ses filles deux dimanches par mois. il habitait beauregard, un village au bord de saône, sur la route de fareins. l’orphelinat se trouvait à une demi - heure de vélo. le dimanche précédent il s’était rendu avec marie à cette visite dominicale afin de lui présenter les petites et les prévenir qu’il allait se marier