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EloiR

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Blue's blog

On se perd loin sur les pétales salés. La voile, fleur de voyage, se déchire sous les larmes vertes qui tanguent au large, se brise sur tes paupières de roches, s'abbat au vent contre la falaise bleue de ton front, embrasse tes lèvres au courant d'affront.
EloiR EloiR
Articles : 100
Depuis : 08/09/2012
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Tout votre sommeil, je le ferai fondre en me raclant la gorge.

Il est tard...si tard pour faire porter à la mort un dernier masque. c'est là toute votre pièce, toute votre tragédie, le monde pour scène et pour seul public l'infini. l'infini, et moi, parce que je sais qu'il est bien trop la nuit pour sortir dehors et offrir tout vos maquillages aux ténèbres. mais vous avez voulu vous appeler "acteurs" ju

Je veux être le printemps de céline qui ne revient pas.

Ce qu'il y a de venin dans les nuits de sa plume, je veux le porter à mes ongles froids, glisser la pointe de ses mots sous les buées timides de ma main...il s'en est passé des étoiles dans mon lit...et sûrement qu'à cet instant de toute la peur d'un départ je verrai encore leur salive frénétique m'éclairer, toute cette rosée passée ded

Depuis que je ne te connais pas...

Depuis que je ne te connais pas j'ai des ronces plein la bouche, des épines plein la voix...je suis bègue. et j'ai sur le front toute la poussière de ton absence...je vois mieux la lune dans l'eau que dans le ciel parce qu'elle est floue, peureuse, inexacte comme moi...j'aime ces astres qui ont les yeux baissés, qui hurlent toutes les ruines de

Je veux poser partout un grand fracas.

"je veux poser partout un grand fracas." désormais que je sais tout... (j'ai vécu 17 ans de perte...17 ans sans ma mort. et puis je l'ai retrouvée, dans une manche de tricheries. ma mort. voilà la dernière carte qu'il manquait à mon jeu de 17 ans : ma naissance posthume). désormais que je sais tout, je peux tout mourir aussi...tout de votre

Le soir que tu as fait.

D'y avoir trop mené tes yeux pour le boire, le ciel porte ce soir des joues de désassoiffé. tu y es venu dérider ta lèvre, poser ton chanté, et de la nuit - car c'est la nuit, forcément, et la fièvre - tu en as fait ce langage d'enfant désastrée...

Du bout de tes pétales je n'ai plus le vertige...

J'ai fini d'avoir de tes balkans dans la poitrine, de tes hématomes pleins les mots. je ne t'aime plus qu'un bleu pâle, un affront maquillé, un langage bien coiffé : le manque, je le rebaptise adieu ce soir... adieu ma lèvre aux étoiles humides.

J'écrirai la mort hier.

J'en ai fini d'être d'aujourd'hui, d'avoir le même roseau caché dans mes pupilles toutes les fois où je suis du même jour que vous. que je me lève de ce soleil banal plein les articulations...de ce ciel de génuflexion, et de sa rosée plein le mollet. les nuages ne couleront plus sur moi leurs prières froides ni leurs psaumes flamboyants -

Haïr parfaitement, c'est l'art du poète.

Je t'ai entendue la deuxième fois beaucoup plus lourde que la première, comme toutes les fois après elle. comme si le temps finissait toujours par s'entasser dans ta gorge. elle était lourde ta voix, pleine de tes passés, couchée là, dans cette seconde fois. c'était sûrement trop simple...trop le crépuscule dans ma gorge pour entendre ton