Mon cœur. journal de mon cœur. nous mourrons. je ne veux pas t'écorner les pages que tu voudrais noires. comme le noir d'un cri furibard. regarde mes mains. je ne peux plus. je ne peux plus écrivailler. mes doigts se tordent. mon cœur fume. mon cerveau caille. mes doigts. mes doigts se font baiser par l'arthrose. je n'ai pas vécu plein. je n'
jaromil
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21/01/2007
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L’incurie. mauvais cheval. ta mauvaise humeur te jouera des tours. tu finiras tout seul. c’est déjà le cas, non ? on nait. epars. on repart. eliminé. elimé. poussière d’ange. ou cendres de boucanier. nettoie ton incurie. avant de te mettre sur la paille. tu hennis. a t’en coller un torticolis. tu as les jarret en kit. tu le sais qu’i
Mon amour. journal abscons. le ciel se dégrise. mais ton âme reste voilée. de voile noir des pleureuses. des femmes de la terre aux ongles endeuillés. mon cœur. journal atrophié. je suis un fils perdu. un homme des sables. un con sordide qui arpente la plaine. vois-tu. je n'écris plus. je chie.
Ce journal mourrait. je sais que tu l'aimes. il est ma part d'ombre. mon champ d'emblée. j'y suis comme une herbe. fol. sauvage. j'y pousse mes mots comme du chiendent. je m'y entortille comme une ortie. ce journal sent le vieux. tu sais comme chez les vieux. il sent la photo jaunit. le bibelot cramoisi. je déteste chez les vieux. tout est en ord
Je suis peut-être enfoui au sein des montagnes solitaire comme une veine de métal pur; je suis perdu dans un abîme illimité, dans une nuit profonde et sans horizon. tout vient à moi, m'enserre et se fait pierre. rilke, le livre de la pauvreté et de la mort
L'amour est nécessaire à la plupart des être parce qu'il est un des rares moyens qui leur permettent d'oublier cette réalité parfois douloureuse : je vis. jean-rené huguenin.
Mon amour. mon journal pisseux. folle tordue. mocheté insondable. tu crois que j'allais te laisser mourir comme ça. tu me tends ces paroles. je suis une horreur, un type bizarre, qu'est-ce que je fous ici, je n'y suis pas à ma place. tu veux que je prenne cette douleur ordinaire. je ne suis pas ce rat d'eau tiède.
Mon journal. mon ami des jours qui assomment. je t'ai tant laissé dans le noir. je reviens, tu sais. d'un périple long. d'un voyage où l'on s'esquinte les certitudes. mais j'ai marchandé. longuement, pour en conserver quelques unes. j'ai marché. j'ai couru même. nu. ventre vide, long muscle flasque et muselière sur le clapet. j'ai tendu la m
Cher journal. mon torche cul des heures crasseuses. te souviens-tu du petit cochon gratté que j'étais ? minot à la peau décollée. toute rose après l'incendie. te souviens-tu de comment la mort est entrée en toi ? de comment elle s'est mise à te pomper la moelle ? te souviens-tu de cet enfant à tumeur liquide ? te souviens-tu comment elle t