Assise sur un tronc d’arbre mort, oriane regardait danser les flammes de son feu de camp. augusto, son guide, s’était endormi, la tête sur son sac, et elle songeait à l’imiter. elle était fatiguée de sa journée mais heureuse. elle était là où elle voulait être, elle faisait ce qu’elle voulait faire. quelque part près d’elle, da
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Des mots plein la tête
Poésies, nouvelles, tout ce qui me passe par la tête sans prétention.
Je ne suis pas écrivain, juste quelqu'un qui rêve et qui écrit/
AnaphoreX
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11/10/2020
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Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Forêts pleines de secrets et de peur d’enfants. forêts, arbres qui poussent n’importe comment et se foutent du désir d’harmonie des jardiniers. peau des arbres, écorces des hommes. des gouttes de bois pendent du plafond. chute en suspens, elles n’en finissent pas de tomber, se balançant doucement, pendules, au grés d’un courant d’
Elle n’arrêtait pas de parler, de parler, de parler et moi, je n'en pouvais plus. il fallait bien que je la fasse taire d'une manière ou d'une autre. alors pour ça, j’ai voulu lui jeter le premier truc que j’ai attrapé et je lui ai lancé au travers de la gueule mon fauteuil de bureau. j’admets que j’aurais pu prendre quelque chose de
Il fait chaud dans le grand salon malgré les fenêtres ouvertes et la nuit tombée. les quelques convives encore présents discutent mollement en buvant leurs cocktails à petites gorgées. le secrétaire du consul, arthur gordon, joue avec application indian song. il se concentre pour ne pas faire de fausses notes au point de ne pas voir sortir l
Tout a commencé comme ça, tout simplement, comme n'importe quelle autre histoire. une rencontre d'une banalité totale, sur un banc, face à un carrousel. ce jour-là, cécile était passée à la poste porter un colis, à la banque régler un problème et après ces démarches, elle avait décidé de faire une pause en marchant au hasard. marche
L’amour c’est de la foutaise l’amour c’est de la connerie j’ai dit je une fois dans ma vie depuis le coeur en miette depuis le coeur détruit en charpie toi je te non toi je te dévore je te digère je te vomis sur le papier pour me soulager de tous mes maux mes mots qui se bousculent dans la tête l’écriture comme une drogue mais on n
« mon pauvre garçon, je me demande parfois ce que tu pourrais bien faire sans moi. mais qu’est-ce-que j’ai fait qui va pas, maman ? ta cravate, voyons. je te l’ai déjà dit au moins un million de fois. tu dois mettre une cravate pour aller au travail ! mais maman, j’ai pas besoin d’une cravate. je suis juste opérateur de saisie. d’a
Je parle. je se tait. je je meut. je se terre. je s’isole. je se tue, se tutoie, toi-même. je sert les poing un peu plus fort, un peu plus ferme. je se rebelle à toute instruction, je rebelle à toute proposition, se refuse à écrire une histoire, bonne poire, pauv’pomme. je saute. je court, court-métrage et cinéma. je fait son cinéma. je
Le mur le mur. dans sa tête, c’est avec un m majuscule qu’elle l’écrit. c’est ainsi que tout le monde l’écrit ici, bien que ce ne soit pas son nom officiel. parce que c’est plus qu’un simple élément du décor, c’est une enceinte, le mur qui entoure la cité, rendant impossible ou presque toute sortie en dehors de l’unique por
Le soir, quand il quitte le travail, il se débarrasse discrètement de la revue dans une poubelle. d’abord, il n’en a plus besoin puisqu’il connait l’histoire par coeur et surtout, imaginer sa mère découvrant le magazine et lisant l’article lui donne des sueurs froides et presque la nausée. à son retour à l’appartement, sa mère e