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Bruno ODILE
Ecrire, c’est transporter une étincelle jusqu’à la lumière. C’est dire du feu l’expression la plus volatile. C’est jeter une tache sur du blanc, puis s’essuyer sur son fantôme.
Bruno Odile [+]
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UNION des Auteurs et des Créateurs du Languedoc-Roussillon
Regroupement d'auteurs, écrivains, peintres, illustrateurs, sculpteurs, plasticiens et autres créateurs d'Art.
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LA COLLINE AUX CIGALES
Dépotoir et déposoir de mots, de pensées...
Ici repose mon inspiration et mon imaginaire ; une sorte de maïeutique effrénée et dubitative et il me plait de pouvoir partager à qui veut bien.
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Articles à découvrir
Tout est invisible pour mes sens. je me construis dans la lumière qui agonise. dehors, c’est ici et maintenant. mon chagrin sculpte les osselets de la mémoire, des os s’entrechoquent dans un épais brouillard. le grand chapelet de tes sourires s’éteint sous mes doigts. mon refuge ressemble à la dispersion de tes cendres. incertain de moi-
Tout a changé, tout est pareil. le temps écoulé a filtré nos voix et nos cœurs. rien de ce qui a été ne demeure intact. la mémoire, elle-même, ne conserve que des bribes de souvenir. elle s’use comme l’eau incessante de la rivière qui traverse la terre avant de rejoindre le nuage redistribuant la pluie. des poussières de lune comme d
Nombreux sont les renoncements que le rêve a transformés. est-ce bien moi qui poursuis le chemin frayé dans l’absence ou bien est-ce seulement ma pensée défroquée qui longe cette forêt devenue un désert ? nous ne sommes qu’un bruit qui court. la multitude est une bonne cachette. que serait le « je » sans la correspondance du « nous
Ta rupture avec la vie immerge au-dessus de ma langue. ce qui nous précède ressemble aux jours sans lendemain que je dépose sous les bûches du chagrin. j’ai l’armoirie du désastre entre mes côtes et elle pèse le poids d’une lumière fanée. l’ignorance n’arbitre rien ni du délai, ni de la patience. elle s’active dans le paraîtr