Écrire est une épreuve. toujours.cela dit un mystère.autre chose que ce qui est dit.une vérité toujours cachée, qui se dérobe.plus on se croit près. plus on s'éloigne.il y a deux centres, deux foyers comme dans une ellipse.choisir l'un des foyers, c'est renoncer à l'autre. s'approcher de l'un, c'est s'éloigner de l'autre.la poésie dit u
Franck Nicolas
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J'irai marcher par-delà les nuages
La vérité du mot c'est le silence qui suit, la vérité de l'amour c'est le silence qui précède...
Franck Nicolas
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Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Il faut revenir sur les quatre horizons du texte. les quatre éléments. la matière. pas le sujet. la matière. le texte n'est en rien sorti de la pensée. pour se poser, le texte a besoin de s'alourdir, de traverser la matière, la consistance d'une matière. l'imaginaire a besoin de s'incarner d'abord dans un élément, que cela soit l'eau, le f
Il y a une voix qui vit dans l'écriture. on reconnait l'écriture à cette voix singulière, étrange qui l'abrite. lorsque nous lisons, nous entendons parfois cette voix. elle n'a rien à voir avec l'oralité. c'est une voix. elle semble sortir d'un feu obscur, d'un feu sans âge. écrire, c'est faire parler cette voix en nous, ou par nous, sans
Revenir sur l'errance. comme une boucle infinie. un sentier qui perd sa trace. la route s'absorbe dans la fin d'un rêve. dans les glissades de la fin d'un rêve. partir sans jamais arriver. puisqu'il n'y a pas de lieu. jamais. sinon les lieux de la route empierrée de l'âme. sinon les chaos des heures puis la défaite des jours.j'ai mis le ciel d
Il y a ce rêve : sans doute, veut-il me parler. me signifier.dans ce rêve, il y a un arbre. massif. imposant, au bout d'une plaine perdue. inconnue. un arbre posé dans le repli de l'horizon.je ne me souviens jamais de mes rêves. là, il y a un arbre. presque trop grand. immense. c'est un rêve d'arbre. quelque chose tire mon écorce. quelque ch
Au pied de l'écriture, on est comme le laboureur au pied de son champ avant le labour, avant la charrue, avant la fin des siècles. avant, survient ce temps d'arrêt. le monde est contenu dans ce temps d'arrêt. le laboureur regarde l'étendue devant lui, il la sent déjà dans ses mains, dans ses épaules. déjà, il est chair de terre. là, dans
Ce n'est pas l'inspiration qui vient à nous manquer. elle ne compte pour rien. ce n'est pas l'inspiration, mais la volonté acharnée de vivre. un vouloir. un noir vouloir à vivre encore. mourir un peu plus loin, un peu plus tard. on écrit toujours dans un après, non par inspiration, mais dans l'extension d'un temps inhabitable. écrire commenc
Écrire, c'est le moment où l'on n'écrit pas. l'instant qui sépare deux mots. deux phrases. deux chapitres. deux textes. c'est l'élan qui cherche à se survivre. c'est cet élancement de tout le corps dans l'espace inconnu qui sépare les mots de leurs cortèges de sons, d'odeurs, avec le glissement du sens dans la recherche d'une couleur plus
« un petit manège tourne, allumé dans la nuit comme un chagrin merveilleux. » christian bobin (le muguet rouge) écrire ne dévoile pas le secret. écrire le désigne.parfois, il l’efface.
Il arrive à l'alpiniste d'atteindre le sommet. dans l'écriture, parfois on finit, jamais on n'atteint.poussière et souffle. rien de plus. rien de moins. le pitoyable unit à l'invisible du mouvement. du négligé sur du négligeable. du rien sur du rien. évanescence. insaisissable élan de l'écriture. des mots qui s'effritent. poussière de po