(texte imaginé pour le magazine duel) il se souvient le paillasson toujours couvert de la poussiere du bois. celle de sous les chaussures. ramenee de l'atelier. il se souvient les vetements a l'odeur de sciure. que la mere lave, chaque soir. et chaque soir le bois revient avec l'odeur. ca revient sur les mains. les ongles rongês-sciês et les ech
nappe
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(saint-jean-d'illac-été 2015)
Il y a cette femme, un matin d'aout, quand les rues sont presque vides, dans le bar tabac du coin de la rue. elle est seule, a une table, contre la vitre. elle est comme une icone dans une alcove, avec de le lumiere et de l'ombre qui innondent son visage. la robe qu'elle porte est verte, d'un vert trop vert, et les cheveux tres blancs sont nouês a
(éloge des voyages en bus) elle a la peau qui gratte de la laine poussiéreuse- mal au corps a force de la route. lui et elle n'ont pas dormi. des cernes sous les yeux-de la couleur des sieges vieillots-pour regarder la route. les stations-service, comme une mer rouge entre le gris du ciel et de la terre. les vaches sont une cartographie de cuir.
(je le garde comme un tableau) on est entré dans la piece- derriere la porte n°4. cette piece qui ressemble a un ascenceur, a la lumiere blafarde, aux neons eteints, ou seul eclaire le gris du dehors. l'odeur est medicale, et il fait froid. dans un coin, ils ont depose les instruments qui serviront a refermer le cercueil. je n'ose pas vraiment re
(texte imaginé pour le magazine duel) tulsa-coin paumê des camês de larry clark-pas grand-chose a foutre. il etait parti une fois. plus jeune. dans la grande ville. et ce dimanche matin il est la, accoudê a la table de la mere. la table en bois dont on ne sait plus vraimant ce qu'il est. stratifiê de confiture de fraise, de taches de cafe, du
Sous la lisseur des steles, il y a des os. elle pense a ca. la pourriture sous la beaute. ca ressort par endroits, sur les tombes mangees par la mousse. elle s'est assise a l'endroit meme ou ils avaient descendu le corps. ce corps qu'on avait pris soin d'habiller avant de refermer la boite. le chandail-le foulard-les chaussures elle voit ca. des os
21 heures, c'est en juillet. le t-shirt colle contre la peau. a cette heure-ci dans les maisons le corps est mêdusê. on ne fume plus, on ne bouge plus, on ne mange plus. il fait encore 35 degrês. tout a coup il y a le vent. il rentre par la bêance des fenetres. avec la pluie, tres fine, contre la peau tres moite. le ciel est devenu gris bleu et
Elle les range dans l'etagere, contre le mur crepiteux, dans le carre de la piece. ils sont face au drap fantome du divan, aux pieds froids contre la table en metal. elle les regarde. ils ont quelque chose de la mer- quelque chose de l'ecume. quelque chose de cette blancheur. ils sont un barrage contre les cris du dehors et les cris du dedans, comm
Instantane d'une vieille femme dans le froid et les briques d'un paysage banlieusard
Dans deux verres duralex elle a verse du cafe chaud. elle parle de cette maison, au carrelage fauve, qu'elle habite depuis 1952, de ces ces draps, dans lesquels ses enfants sont nes, de sa mere, qui buvait de la chicoree, et que depuis, elle en boit un bol tous les matins. plus tard, elle pleure un peu, a cause du fils mort l'annee derniere. des ri