Dehors, la pluie avait fait place à un mélange mi-bruine mi-crachin, qui se déposait sur les vêtements et laissait, lorsque l'on y passait le doigt, une trainée sombre, vraiment mouillée. le clou remonta son col et posa, à l'envers sur son crâne rasé, une casquette élimée d'une de ces équipes de basket-ball américaines dont les joueurs
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Le livre en noir
Recueil de nouvelles en plusieurs épisodes. Tout commentaire sera bienvenu pour leurs améliorations.
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11/03/2006
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Littérature, BD & Poésie
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La femme de sa mort l'orage allait certainement éclater. déjà, de gros cumulus noirs et torturés, chargés de pluie, montaient à l'assaut du ciel, en lâchant de temps en temps des grondements sourds. en montagne, les orages étaient réputés pour leur puissance, et en contrebas, dans la ville, les gens se dépéchaient de rentrer chez eux, s
Ayant l'impression de bouger dans du coton, il tentait en vain d'éclaircir ses idées. elle se tenait droite devant lui, et dans sa main protégeait une bougie à la flamme dansante, et il lui sembla que la faible lumière ne venait pas de la bougie, mais d'elle, de cette jeune fée des forêts, cette elfine des orages. dans l'autre main, elle ten
Il faisait nuit noire maintenant. les nuages cachaient la lune et les étoiles. les seules étoiles sont içi, pensa francis, dans la lumière des boutiques. il n'y avait plus grand monde sur le trottoir. des grilles de fer protégeaient la plupart des vitrines. dedans, tout était éteint, plus rien ne brillait. un bus passa en vrombissant et en e
Comme l'année dernière, comme l'année d'avant, comme tout les ans, le cirque revenait au village, coloré, musical, joyeux. le crotège défilait dans les rues, avec en tête la voiture haut-parleur ameutant les bonnes gens. - venez, venez tous ! faisait une voix nasillarde distordue par le volume poussé à fond. ce soir, représentation unique
Ma réponse à un premier commentaire intelligent sur ce blog : des conseils, bon je vais vous parler franchement, vous allez me détester mais vous aurez tort, parce qu'il faut bien vous aider, et la franchise peut seule le faire. allez, j'y vais la lecture de vos textes est rendue difficile, voire insupportable (si,si) par le mauvais emploi des t
Boucler les cartouchièresaiguiser les baïonettesremonter les chargeursrégler les viseursgraisser les gâchettesrevêtir les treillischarger les obusierséviter d'avoir peursaluer le drapeauchanter encore l'hymneregarder ses camaradesdeviner qui va mourirgarder le moralmotiver les troupesmonter dans les camionset partir au combat mes mains sont s
Rate... la pluie d'octobre, froide et grise comme le ciel, se laissait mollement tomber sur la ville, silencieuse, sombre. les rares passants semblaient comme morts, leurs vêtements comme décolorés. les lumières s'allumaient une par une, se reflétant sur la macadam aussi luisant que le ventre d'un poisson. les voitures passaient en chassant so
- parfait. ça se fera ce soir, à vingt deux heures. le vieux ferme sa boite à vingt heures et fait ses comptes jusqu'à tard dans la nuit. l'oeuf se débrouillera pour bousiller le transfo et couper le jus du quartier. dans le noir, on sera tranquille. pas d'alarme, pas de témoins. la trique et moi, on ira chercher le pognon. - et moi, je fais
Les camions de l'élevage arrivèrent vers quatre heures du matin au pont de déchargement de l'usine drantino : la viande qu'il vous faut. dans l'air frais de l'aube bleutée, on entendait le bétail gémir et cogner contre les parois des remorques à coups de poings. une fois les portes des remorques ouvertes, le bétail fut conduit à l'intérie