Nous nous retrouvâmes tous autour de la table basse. j’étais sur le canapé, à coté d’une des deux filles. etait-ce le retour d’anna ? ou un nouveau stade de l’ivresse ? toujours est-il que je me sentais mieux. une béatitude proche de la somnolence. jeff et martin parlaient devant une des fenêtres. la fille à coté de moi me posait d
Benoit Mahaul
Benoit Mahaul
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22/12/2010
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Littérature, BD & Poésie
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A cette époque on pouvait croiser dans les couloirs de l’école de commerce de marseille un garçon que tout le monde appelait jeff. il portait le plus souvent une chemise blanche avec une cravate qu’il avait du emprunter à son père (bleue à rayures grises). ajoutez à cela des lunettes à monture épaisse, un vieux cartable en cuir, et vou
Ensuite les événements s’enchaînèrent avec une facilité délicieuse. les policiers sortirent sans faire de commentaire et raimu s’excusa avec une sincérité qui n’était pas feinte. il m’aida à confectionner un papier cadeau présentable tout en m’expliquant les raisons de sa méfiance. - vous comprenez, la semaine dernière ma fem
Arrivé aux abords de l’appartement des lagier je me cachai derrière un platane. pas de suzanne en vue. je traversai alors la rue rougier en direction du 6. d’un doigt moite, je pressai la sonnerie, prêt à détaler comme un gamin si l’ouvre porte se déclenchait. rien. je sonnai une deuxième fois. toujours rien. je sortis alors mes clés,
Je quittai le bar à huit heures et traversai la canebière engluée dans son éternel embouteillage . il était huit heures vingt lorsque je pénétrai sous la verrière de la gare. le train de zurich était annoncé à la voie c. j’avais des crampes d’estomac. a vingt-cinq la locomotive suisse s’immobilisa contre le butoir. je laissai passe
Elle m’embrassa sur la joue et je la suivis dans un couloir obscur, troublé comme je l’avais rarement été. je m’attendais à tout autre chose qu’à cet appartement aux meubles lourds et chargés de bibelots. anna m’abandonna à la porte du salon pour aller se pelotonner dans un fauteuil de cuir vert. trois personnages à la posture dé
Chaque société possède ses rites et ses clans. c’est à peu près tout ce que j’ai retenu des cours de sociologie (science odieuse qui prétend réduire l’homme en esclavage). a l’école il y avait donc ceux qui logeaient sur le campus de luminy et ceux qui dormaient en ville. et parmi ceux-là, il y avait ceux qui prenaient le bus et ce
Puis vint ce soir de janvier où un coupé 204 s’arrêta à ma hauteur alors que je traversais le boulevard eugène pierre. un visage apparut à la fenêtre : c’était jeff. il avait l’air heureux de me voir. - t’habites dans le coin ? m’avait-il lancé. - oui, juste à coté… - et t’as une bagnole ? j’avais à peine eu le temps de
- je vais vous expliquer. j’habite chez monsieur et madame lagier, au 6. je suis un peu de la famille. et… comment dire ?… aujourd’hui c’est l’anniversaire de madame lagier et monsieur lagier voulait lui offrir un cadeau. il voulait que ça soit une surprise. comme il rentre toujours après sa femme, il m’a demandé d’acheter le cad
A midi moins dix nous fûmes devant le 6 de la rue d’arcole. le trajet s’était déroulé dans une douce euphorie, celle-là même qui m’embrumait toujours l’esprit au moment ou je sonnai chez edwige anselme. le facteur ne voulut pas entrer ; il me dit qu’il m’avait mené à bon port, que son rôle s’arrêtait là. j’insistai pour q