Pas encore inscrit ? Creez un Canalblog!

Créer mon blog
Thierry CABOT

Thierry CABOT

Ses blogs

Poésie de Thierry CABOT

Les lecteurs trouveront sur ce blog les poèmes de Thierry CABOT. Ceux-ci sont extraits de son livre intitulé : "La Blessure des Mots" (ELP Editeur).
Thierry CABOT Thierry CABOT
Articles : 149
Depuis : 01/04/2013
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Communiqué de presse de paul laurendeau (la blessure des mots)

Voici, serein, blafard et fier, un puissant recueil de cent trente poèmes versifiés, armaturés, ciselés. la blessure des mots est un exercice solidement formulé et indubitablement généreux dans la forme, tout en s’avérant empreint d’une cuisante tristesse intimiste dans le fond. vieillissement, mort, amours racornis, perte de la foi, fu

Un quai de gare à toulouse

Sur le quai fauve et noir empli de moiteurs sales,les âges se défont au rythme aigu des trains...voici longtemps. peut-être en mai. comme en rafales,des houles de joie ivre incendiaient mes reins. j'avais les yeux ravis et comblés de l'enfance.la magie à ma lèvre où fusait le bonheur,inondait le ciel chaud d'un rêve sans défenseplus naïve

La chambre vide

Depuis cinq mois, la chambre neuve attend romaine. o chers babils ! comme vous serez bienvenus. du berceau qui languit semaine après semaine, monte un amour plus saint que tous les dons connus. son petit nom choyé sonne telle une gloire ; d’une aube à l’autre, il est le seul qu’on veut ouïr. la layette déborde aux recoins de l’armoire

Les vagues de l'abîme

Les roulis de la joie ensoleillent les dunes. le sable qui palpite ourle l'océan pur. des goélands rieurs nés des blanches lagunes, fendent l'air infini de leurs ailes d'azur. sur les vagues, parmi l'écroulement des formes, le frisson d'une épaule éclot, délicieux, comme si l'onde même aux blonds ressacs énormes avait soudain voulu l'offri

A un poète

Lève le camp. ils meurent tous de ne point vivre. chez eux, à coups félons, halète la rancœur. a les voir écumant, l’œil jaune et le poing ivre, qui ne leur jetterait son idéal au cœur ? oh ! cependant, il est quand même aussi des hommes dont le rêve à tâtons secoue un pan du ciel, et que loin de l’alcôve où laidement nous sommes

La vieille dame amoureuse

Pour lui plaire, elle a mis son châle et ses bottines et décoré ses cils d’un peu de rimmel bleu. il lui vient en marchant des lueurs enfantines qui la brûlent déjà comme un rêve qui pleut. enfin le quai… le train d’où l’homme va descendre. mais aucun d’eux ne semble évoquer celui-ci. elle s’use les yeux à chercher alexandre.

Une poétique rêvée

Un souffle amical et berceur emplit soudain ma tête avare ; océan nu, délice rare pleurant des vagues de douceur. et c'est d'abord une onde brève dont la voix s'enfle par degrés, puis, frisson vaste au mots nacrés, une poétique de rêve : aérienne densité, bondissement ravi des astres, chocs où fulgurent les désastres en sourdes nappes d

Les bureaucrates

Ils rôdent, spécieux, le long des couloirs glauques,nourris de hargne molle et de sots règlements,l'esprit tout emmuré dans de vains soliloquesoù l'etat vermoulu vide ses excréments. autour d'eux, ce ne sont que blâmes et requêtesvomis sous la grammaire aveugle des décrets ;ce ne sont que doigts secs blêmis par les enquêteset les mesquin

Je suis vieux

Je suis vieux d'élans morts et d'exemplaires chutes, vieux d'un pas accablé sous la haine des jours, n'ayant pour souvenirs que le bruit de mes luttes et l'odieux frisson laissé par mes amours. car mes amours n'ont vu que larmes et disputes, car j'ai levé les poings sans que vienne un secours. je suis vieux d'élans morts et d'exemplaires chute

Un moment d'extase

Je vis soudain parmi les ombres chuchotantesje ne sais quoi de clair, de doux et de grisantqui, telle une chimère aux ailes éclatantes,me promit les saveurs d'un éternel présent. alors des frissons neufs agitèrent les plaines ;la nue écarquilla ses yeux de paradis ;les zéphyrs exhalant leurs pures cantilènesfirent chanter au loin mille mots