Les femmes s’écartèrent. derrière l’aire d’entraînement au combat, une gynésienne apparut l’épée à la main. elle se tenait droite et regardait fixement enéor. celui-ci comprit qu’elle le provoquait en duel. il s’avança lentement. - je ne veux pas me battre contre vous. je ne suis pas venu pour cela. - tu as peur de me faire ma
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Je suis leur petite jarre de pandore la nuit je déverse mon poison le jour ils constatent mon méfait et m’y plantent le nez comme à un chien je suis leur vilain petit cafard accident du hasard et de la nature maintenu dans mon indignité tenu de vaincre l’impossible par la peur qu’ils m’inspirent je suis leur petit animal terrorisé je s
Je marche dans le crachin de mon pays trempé et alourdi le bas de mon pantalon traîne sur les pavés et offre un écho aux bruits de mes pas comme si quelqu’un me suivait comme la marche timbrée de mon ombre
Elle était là, étalée sur son grand lit. allongée sur le flanc. les jambes repliées. les bras déployés. ses longs cheveux mordorés formaient un soleil autour de sa tête. les yeux fermés. sensuelle et endormie. elle avait oublié de fermer la porte. lorsqu’il passa devant sa chambre, il s’immobilisa en l’apercevant ainsi, abandonné
Le capitaine pharoz s’indignait de la conduite d’enéor. - pourquoi diable ne voulez-vous pas déjeuner avec nous ? vous manquez des débats importants. - j’aime mesurer l’état d’esprit des soldats et parler avec eux d’égal à égal. - vous êtes bien trop modeste, mon jeune ami. ici, vous n’etes pas l’égal du soldat. vous n’ac
Le dimanche à l'église, les orgues crachent des bouteilles d'eau sur les fidèles
Le cœur de mon corpsm’est étranger mon cœur,ce grand inconnucette vieille pompejuvénile cette nuit,a la barre de mon vaisseauje n’ai traverséque des eaux troublesou enragéesexcitées par le ventmon navire,nourri par la lumière lunaires’est échoué à l’aubecomme toujours le soleil m’ennuiel’aurore me désespère
1 - je regarde, amusée, le spectacle du voisin d'en face. je vois les contours de son corps. sa forme noire, débordante de virilité. sa fenêtre comme cadre de la représentation qu'il m'offre tous les soirs, et ma fenêtre, tantôt geôlière, tantôt complice de mon voyeurisme. je regarde cette ombre nue qui remue en moi un océan de frissons.
Gynésia devra disparaître pour mieux renaître. vous oublierez tout ce que vous savez d'elle. vous serez patients. et les lutins travailleront bien.
Comme tous les autres, enéor attendait le départ de la chasse. il contemplait le soleil qui se couchait derrière la ligne d’horizon marin. beaucoup de choses l’intriguaient. et il était persuadé que tous les hommes du rituel s’étaient posé les mêmes questions. quelle attitude adopter devant une femme guerrière qui n’a pas la moindr