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Femmes en Poésie
Poèmes de tous pays, écrits par des femmes. Textes rassemblés par Bernard Plouzennec
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Le bar à poèmes
Vous prendrez bien encore un vers !
Anthologie de poésie, personnelle (néanmoins ouverte à tous), établie par Bernard Plouzennec
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Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Tempête a l’étrave du four la nuit basse pendue commence verse un abat plomb ardoise a la mer au plein des toits du bourg mille cornes d’un bouc de la rose tempête des vents renversent une à une les tâches allumées des derniers fanaux les nuages mouillés en chèvres boucanées marnées suivent leur mâle emporté en ronde mille en liesse
L’adieu tu peux bien prendre la mer par les cheveux et la secouer comme un vieux tapis, endormir tout une forêt rien qu’en la regardant droit dans les yeux, attacher le vent au bout d’une ficelle et le mener à la baguette, c’est facile, à peine un jeu d’enfant dans la chambre des mots, et l’univers dans sa poche n’est plus qu’une
Îles un nuage s’est allongé de quatre côtés et ne sait pas s’il doit ou non tourner le cou. deux femmes se sont assoupies a la table. dans leurs têtes grises de grands arbres mouillés s’enracinent, plongent des oiseaux. et de leurs songes s’effilochent des îles sur de lointaines mers brumeuses. traduit du yiddish par charles dobzynsk
Oton iii de granson (vers 1340,1350 – 1397) : « je vous aime, je vous désire... »
Je vous aime, je vous désire, je vous vueil doubter * et servir ; *craindre je suy vostre ou que je soye, je ne puis sanz vous avoir joye, je puis par vous vivre et morir. oncques si fort ne vous amay, oncques tant ne vous desiray de tout entier le cuer de moy. vostre lige suy et seray. jamaiz autre ne serviray je le vous jure par ma foy. oyal amo
Bai juyi / 白居易 (772 – 846) : la promenade au temple « séjour des nuages »
P ortrait de bai juyi par un artiste inconnu ; au musée national du palais, taipei, taïwan la promenade au temple « séjour des nuages » pour mu-le-trente-sixième, propriétaire terrien au cœur du désordre des cimes cherchant le séjour des nuages, tous marchent en foulant les fleurs moi seul je pleure le printemps. pour ce beau site en vér
Dylan thomas (1914 -1953) : aux bois dormant / in country sleep
Aux bois dormant i jamais non jamais, ma petite si loin emportée, si proche pourtant, au pays des contes de coin du feu, par le charme des mots endormie, ne crains ni ne crois que le loup au chaperon de blanc mouton de sept lieues botté, rogomme bêlant, cœur léger, va fondre sur toi, mon trésor, mon trésor, d’une tanière dans les feuillag
Saint - john perse (1887 – 1975) : chanté par celle qui fut là
Chanté par celle qui fut là amour, ô mon amour, immense fut la nuit, immense notre veille où fut tant d’être consumé. femme vous suis-je, et de grand sens, dans les ténèbres du cœur d’homme. la nuit d’été s’éclaire à nos persiennes closes ; le raisin noir bleuit dans les campagnes ; le câprier des bords de route montre le rose
casimiro de brito (1938 -) : en compagnie de pessoa... / com pessoa...
Leonardo negrão / global imagens en compagnie de pessoa au martinho da arcada moi aussi, pendant des années, je me suis assis à la table de pessoa au café martinho da arcada essayant de scruter l’écheveau inextricable de sa vie. nous en avons conclu qu’il n’ y avait rien à démêler. c’était dans les années soixante-dix quatre-vingt
L’océan je gis en silence sur mon lit, je ne dors ni ne veille, je sais seulement que je vis, océan. océan... océan..., moi sur le radeau. affre ou défaite ? le port quelque part. océan. océan... océan... les flots grondent, le ciel ignore la seconde où surgira le jour. océan. océan... oh l’océan, et l’homme seul. je rame avec les
Cornouailles un mot tombe dans la brume comme un ballon d’enfant dans l’herbe haute où il reste séduisant étincelant et scintillant jusqu’à ce que les éclosions d’or s’avèrent n’être que des renoncules des champs. mot/brume, mot/brume : il en était ainsi pour moi. et pourtant, mon silence n’était jamais complet – comme un r