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Le bar à poèmes
Vous prendrez bien encore un vers !
Anthologie de poésie, personnelle (néanmoins ouverte à tous), établie par Bernard Plouzennec
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Femmes en Poésie
Poèmes de tous pays, écrits par des femmes. Textes rassemblés par Bernard Plouzennec
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Articles à découvrir
Mauvaises langues 15. le rat blond qui se servait sous la mangeoire a disparu – un rat reste un rat et j’ai résisté tout l’hiver à l’envie de le massacrer. au jardin il n’y a pas de vrai ni de morale, et comme le rat je regarde le monde avec des yeux de millions d’années. personne n’a jamais vu le dieu dans le rat, il est là, n
Saint - john perse (1887 – 1975) : chanté par celle qui fut là
Chanté par celle qui fut là amour, ô mon amour, immense fut la nuit, immense notre veille où fut tant d’être consumé. femme vous suis-je, et de grand sens, dans les ténèbres du cœur d’homme. la nuit d’été s’éclaire à nos persiennes closes ; le raisin noir bleuit dans les campagnes ; le câprier des bords de route montre le rose
Îles un nuage s’est allongé de quatre côtés et ne sait pas s’il doit ou non tourner le cou. deux femmes se sont assoupies a la table. dans leurs têtes grises de grands arbres mouillés s’enracinent, plongent des oiseaux. et de leurs songes s’effilochent des îles sur de lointaines mers brumeuses. traduit du yiddish par charles dobzynsk
Cornouailles un mot tombe dans la brume comme un ballon d’enfant dans l’herbe haute où il reste séduisant étincelant et scintillant jusqu’à ce que les éclosions d’or s’avèrent n’être que des renoncules des champs. mot/brume, mot/brume : il en était ainsi pour moi. et pourtant, mon silence n’était jamais complet – comme un r
Secousse la terre a soulevé mon cœur d’un mouvement sec et violent elle l’ a déchiré éparpillant mille morceaux comme larmes d’oiseaux errants aux quatre vents de mon île et depuis chaque nuit j’entends les battements hésiter à mi-chemin entre décombres et étoiles haïti, janvier 2010 mémoire le frémissement de nos souffles se d
Le buste de la comtesse à die ami dans une grande angoisse je suis par vous en dure peine et du mal dont je me plains je crois que vous ne souffrez guère pourquoi vous mettez-vous amoureux si vous me laissez tout le mal nous ne partageons pas également dame amour a telle habitude dès que deux amours il enchaîne que le mal qu’ils ont et l’a
Le chemin du fleuve à la mémoire de pierre-albert jourdan nous avons cru longtemps notre destin lisible dans le chiffre des astres. longtemps nous avons pensé que les années pouvaient l’une à l’autre se joindre comme pierres d’une demeure et que viendrait le jour où nous poserions un bouquet sur le faîte du toit. tout cela nous fut ret
Le cri de l’épervier le cri de l’epervier lorsque la mort me traverse j’arrache son cri à l’épervier et l’intègre à mon vocabulaire ........... le berger un soleil hostile nous aveugle le berger avec sa canne blanche ne voit plus ses moutons dévorés peu à peu par le troupeau les soleils se multiplient je suis le monde qui tourne t
Tout aussitôt que je commence à prendre dans le mol lit le repos désiré, mon triste esprit, hors de moi retiré, s’en va vers toi incontinent se rendre. lors m’est avis que dedans mon sein tendre je tiens le bien où j’ai tant aspiré, et pour lequel j’ai si haut soupiré que de sanglots ai souvent cuidé fendre. ô doux sommeil, ô nui
Tempête a l’étrave du four la nuit basse pendue commence verse un abat plomb ardoise a la mer au plein des toits du bourg mille cornes d’un bouc de la rose tempête des vents renversent une à une les tâches allumées des derniers fanaux les nuages mouillés en chèvres boucanées marnées suivent leur mâle emporté en ronde mille en liesse