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Le bar à poèmes
Vous prendrez bien encore un vers !
Anthologie de poésie, personnelle (néanmoins ouverte à tous), établie par Bernard Plouzennec
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Femmes en Poésie
Poèmes de tous pays, écrits par des femmes. Textes rassemblés par Bernard Plouzennec
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Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Après saint-pétersbourg il y a de l’herbe très longue en chevelure où le vent souffle les vagues à l’écume de fleurs bleuets, coquelicots et marguerites le ciel est haut et bleu, il y a peu de bruit les hangars ont deux noms dont l’un s’efface l’avion nous mène jusqu’à la porte et là nous attendons dans le calme d’un oblomov
Serge pey (1950 -) : bâtons de la différence entre les bruits
Bâtons de la différence entre les bruits la montagne boîte de trop d’infini viens ici je te tutoie comment éviter d’être noué par la lumière sinon en sortant de la nuit avec un autre nœud une mouche flotte au bout d’un corde comme un gibet pendu au cou d’un pendu l’espoir ce matin est l’infini des cordes viens ici je te tutoie
Dimanche c’est dimanche on profite du jardin la tante est malade mais ça ne se voit pas on suit le sillon d’herbes couchées tracé par la course du renard on cueille des cerises véreuses à la branche arrachée les pieds trempés on rentre le soleil est trop fort il est venu pour la première fois dans la maison d’enfance la nuit dernière
Qui sait encore ce que le vent soulève ? qui sait les abris creusés dans le souvenir ? reste avec le peuplier la ciselure de ce qui n’est pas dit. j’avais croisé votre mélancolie dans des plis d’encre des murmures. j’avais écouté en vous ophélie. ariane perdues. en vous j’avais retrouvé les gerbes et la fin. c’est vrai nous avio
Roland dubillard (1923 – 2011) : « j’entends le rire de la scie... »
Créateur : monier louis droits d'auteur : © by gamma j’entends le rire de la scie ; le ricanement du hérisson ; le pas funèbre des maillets. le grincement haineux des tenailles au cou des clous ; (comme il scintille sous la morsure, de tout l’acier de sa jeunesse retrouvée !) j’entends s’étouffer la punaise dans le murmure du buvard :
Je me souviens je me souviens d’ombres plus denses que le plomb de regards impassibles de rivières fourbues de maisons rongées de coeurs blanchis d’hirondelles torpillées et de cette femme hagarde sous l’explosion des armes. je me souviens du tumulte des sèves de l’envolée des mots de plaines sans discorde des chemins de clémence des
Nazim hikmet (1901 – 1963) : sélime, fils-de-chabane et son livre
Photo: yakov berliner sélime, fils-de-chabane et son livre i ainsi parla, à istanbul, dans une taverne du marché-aux-poissons le préposé au registre d’écrou : « ces mains que vous voyez là, aux doigts brûlés grillés par les étincelles, touchent à des cœurs humains : les mains de votre serviteur, préposé au registre d’écrou, dep
Le lit du fleuve l’eau a donc tant baissé, sans souci du nombre de poissons ou de fleurs tombées si bien que du fleuve se discerne le lit, et l’automne est là hier, j’ai vu grand’mère, décharnée, la peau distendue étirable elle m’a ouvert une porte, m’a détaillé le paysage il y a en elle une vis endormie, un navire de bois aux
Emily jane brontë (1818 – 1848) : « transi dans la terre... / « cold in the earth... »
R. alcona à j. brenzaida transi dans la terre et sur toi cet amas de neige profonde ! loin, loin de toute atteinte et transi dans la morne tombe ! ai-je donc oublié, mon unique amour, de t’aimer, séparée enfin d’avec toi par le flot ruineux du temps ! a présent, lorsque je suis seule, mes pensers ne s’en vont-ils plus planer parmi les mo
Tout aussitôt que je commence à prendre dans le mol lit le repos désiré, mon triste esprit, hors de moi retiré, s’en va vers toi incontinent se rendre. lors m’est avis que dedans mon sein tendre je tiens le bien où j’ai tant aspiré, et pour lequel j’ai si haut soupiré que de sanglots ai souvent cuidé fendre. ô doux sommeil, ô nui