blog reflétant mon intérêt pour la nature, l'art, la réflexion personnelle, mon regard sur le monde et la vie à travers haïkus, poésie, photos de paysages, parfois insolites, citations, petites histoires, contes, mots, arts visuels, musique, humour...
Tao te king 78 le livre de la voie et de la vertu rien au monde n’est aussi mou et fluide que l’eau. mais pour dissoudre le dur et l’inflexible, rien ne la surpasse. le mou triomphe du dur ; le souple triomphe du rigide. tout le monde sait que cela est vrai, mais peu savent le mettre en pratique. ainsi le maître demeure serein au sein même
La nuit n’est jamais complète, il y a toujours puisque je le dis, puisque je l’affirme, au bout du chagrin, une fenêtre ouverte. une fenêtre éclairée. il y a toujours un rêve qui veille, désir à combler, faim à satisfaire, un cœur généreux, une main tendue, une main ouverte, des yeux attentifs, une vie, la vie à se partager. paul e
Privilège i perdu à présent le nom qui m'appelait, son visage roule en moi comme le bruit de l'eau dans la nuit, de l'eau quand elle tombe dans l'eau. et son sourire est le dernier survivant, pas ma mémoire. alejandra pizarnik poétesse argentine (1936-1972)
Le poète pierre dhainaut vient de nous quitter. un seul monde en ce monde, autant de seuils que de nuages. aimer sans frontières la houle, les nuages, la mémoire et l'adieu. pierre dhainaut "l'art des nuages"
Notre vie dans ce monde – à quoi puis-je la comparer ? c’est comme une chaloupe qui part à l’aube, ses rames ne laissant aucune trace sami mansei (8ème siècle)
Le cri laisse dans le vent une ombre de cyprès. (laissez-moi dans ce champ, pleurer.) tout s’est brisé dans le monde. il ne reste que le silence. (laissez-moi dans ce champ, pleurer.) l’horizon sans lumière est mordu de brasiers. (je vous ai déjà dit de me laisser dans ce champ, pleurer.) federico garcia lorca
Au printemps le brouillard s'élève sur la montagne lointaine mais le vent qui en souffle apporte le parfum de ses fleurs ariwara no motokata (fin du ixème - début du xème siècle) anthologie de la poésie japonaise classique - gaston renondeau